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Transformation ratée…
La ville de Bastia a joué petit bras dans le match de la célébration du cinquantenaire de l'avènement du rugby dans la capitale du Nord de l'île.
Nous voulions, vous le savez, faire une belle fête, place Saint-Nicolas, ce 17 Mars.
Pour Rassembler toutes les générations qui se sont succédée sous le maillot bastiais : celui qui défendu la cause du XV comme celui qui fit pareil pour le XIII.
Pour resserrer les liens entre tous ceux qui hier comme aujourd'hui luttent dans tous les domaines pour que le rugby ait, enfin, droit de cité à Bastia.
Pour refaire par l'image et le texte tous les grands moments qui ont jalonné le demi-siècle qui vient de s'écouler.
Las, un arrêté municipal est venu, comme une transformation, décisive, ratée, bouleverser l'ordre des choses.
Nous ne célèbrerons donc pas notre cinquantenaire sur la " Place ".
Nous nous retirerons donc, un peu penauds, sous chapiteau au Casone dès lors que le rideau sera tombé sur l'actuel championnat de France de Fédérale.
Mais l'avantage c'est que nous pourrons faire la fête jusqu'au bout de la nuit, si nous en avons envie.
Autre avantage et non des moindres : c'est qu'ici, jusqu'au jour bien improbable où l'on daignera nous doter de structures, nous sommes chez nous.
Et nous payons, assez chers, pour le savoir !

 
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Photos Charles MONTI, Louis VIGNAROLI, Eric JEHL
et les parents de l'école de rugby
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L'actu du club

Le club en images

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♦ Première
- Paris réussi face à Berre (29-27)
♦ Excellence B
- Encore une défaite sur le fil à domicile (26-20)

♦ Juniors
- Rives-Orb-Muriel élimine Bastia XV 25-17
♦ Cadets
- Partage des points avec Hyères (17-17))

♦ Scola
- Un jeu de maillots pour tous

 
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Bastia XV : Baisser de rideau réussi face à Berre (29-27)
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Suite de notre galerie des portraits de ceux qui ont fait le rugby bastiais au cours du demi-siècle qui vient de s'écouler.
Après Victor Serafini, Michel Guillaumin, Remy Furfaro, Joseph Gandolf-Scheit et Pierre Tinti, gros plan sur André Tomasini, premier talonneur de l'histoire du rugby à Bastia.

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" Dédé " Tomasini
André Tomasini, pourrait, si vous le lui demandez, vous raconter, dans le cadre de "L'Ombrage" - un haut lieu de l'histoire sportive bastiaise - le premier match de rugby à Bastia, comme si c'était hier. En effet, même si cinquante années se sont écoulées depuis il se souvient parfaitement de ce mois de Mars 1962 au cours duquel le Rugby Club Bastiais recevait l'ACA. " Il y avait pas mal de monde ce jour-là à l'ancien stade du CAB - le stade de l'Arinella d'aujourd'hui. Les gens, qui découvraient la discipline, étaient bien plus venues pour assister au "spectacle" physique que laissait présager une telle opposition que pour assister à un véritable match de rugby" raconte Dédé Tomasini. " Du spectacle, c'est vrai il y en eut, mais le public est néanmoins resté sur, ce plan, sur sa faim. En tout cas à nous voir nous congratuler mutuellement à la fin du match, il comprit que l'esprit du rugby n'avait rien de comparable avec celui du football."
Pourtant ainsi que le rappelle "Dédé" Tomasini "nous étions tous des novices dans la discipline."
Et de rappeler comment en compagnie de quelques autres lycéens du Marbeuf de l'époque il se laissa gagner à la cause du rugby défendue par les Etienne père, et fils lycéen comme eux. Et ce premier match?
" J'ai joué talonneur entre les regrettés "Pépin" Filippini et Philippe Campilli et devant Antoine Olivieri et Graziani qui, eux aussi, ne sont plus. Dans la même équipe il y avait encore Gérard Giuliani, Joseph Gandolfi-Scheit, Etienne, Robert Pellicci, Nicolas Ricci, Victor Serafini etc. et Chambeyron - décédé tragiquement sur le

Monte Renoso avec tout l'effectif dee l'équipe de Basket du BBCB - que nous étions allé chercher parce que nous avions besoin de quelqu'un à la touche…"
"Dédé" Tomasini pourrait encore vous parler de Pied de Vigne - perpétuel arbitre de touche - ou vous raconter comment Antoine Olivieri demanda à sa première ligne de s'écarter.
" C'est pour mieux tirer les moustaches à Beaufort" - qui jouait dans le camp opposé - leur expliqua celui qui se baptisa un jour "Lion de Teghime"…
La suite fut un peu moins rose pour le talonneur du RCB. Un accident du travail - plusieurs plaques de marbre qu'il était en train de décharger d'un camion lui sont tombées dessus - l'a contraint à remiser les crampons plus tôt que prévu.
"J'ai bien essayé de revenir avec André Berthoumieu, mais Victor (Serafini) m'a fait rapidement comprendre qu'il n'en était plus question." Mais il ne s'écarta pas pour autant du rugby. Bien au contraire. Secrétaire du club, il l'a accompagné jusqu'à ce match d'Ollioules où pourtant vainqueur de la finale d'accession le rugby corse ne fut plus invité à participer au championnat du Littoral.
"La mauvaise nouvelle nous fut annoncée, lors du banquet d'après-match, par le président du comité".
On imagine aisément le grand coup de bâton sur la tête que prit le rugby bastiais ce jour-là. Mais le ballon ovale local est allé rebondir dans un autre camp. Aujourd"hui, après une belle et longue période à XIII, il est revenu au bercail. Parce qu'un jour des hommes, comme André Tomasini, n'ont pas hésité à mouiller le "maillot" pour défendre sa cause !
Charles MONTI

 
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